Du XIIIe au XVIIIe siècle, le village de Longpré à possédé simultanément deux églises :
L’église paroissiale de Saint Martin et l’église Collégiale Notre-Dame.

L’église de Saint Martin fût construite bien avant l’an 1190, date à laquelle Aléaume de Fontaines et Lorette de St Valéry ont décidé de faire bâtir la leur, elle a dû être construite entre les ans 500 à 700.
C’est à dire à l’époque mérovingienne.
Quartier St Martin à Longpré les Corps Saints

Quartier Saint Martin, cadastre Napoléonien de 1833.

Quartier Saint Martin L'église Saint Martin était construite à l'emplacement du cimetière actuel : Dans la Monographie des Villes et Villages de France, collection dirigée par M. G. MICBERTH. Histoire de Long et Longpré les Corps Saints par E Delgove, réédition de 1860.Il est indiqué ce qui suit, à la page 10 :

Une agglomération de maisons ou chaumières groupées autour de leur église et de leur cimetière Saint Martin, au bout des près de Long, le nom même l’indique suffisamment.
Description de l'église St Martin.


L’ancienne église Saint Martin de Longpré, bastie fort longtemps avant l’an 1190, situé dans une angle de terre en la rue qui conduit au Castelet et qui a servi d’église paroissiale fort longtemps aux habitants du dit Longpré, tombe à présent en ruine et est sûr le point d’être renversé de fond en comble, faute de l’avoir tant soit peu entretenue, Il semblerait que ne pas entretenir date d’au moins 1 millénaire (sic).

La tradition jointe à d’anciens vestiges nous apprennent que toutes les maisons du village étaient autrefois bâties dans la rue où est située la dite églises et autour de celle-ci et que le quartier de terre qui n’en est pas loin, appelé le quartier de Saint Martin, et dont la fabrique était l’endroit où la maison presbytérale était autrefois placé, ce qui a beaucoup de vraisemblance.

Cependant les anciens habitants dudit Longpré, charmé sans doute de la beauté et de la magnificence de l’église collégiale qu’Aléaume de Fontaines et Lorette de St Valéry son épouse firent bâtir à l’honneur de Nôtre Dame, et encore plus touché du grand nombre des saintes reliques qu’ils regardaient comme autant de protecteurs de leurs personnes et de leurs biens, résolurent d’un consentement unanime de transporter leurs maisons plus avant dans le village et de les placer auprès de ladite église, où ils voulurent que la paroisse y fût établie.

Ce qui fût accordé par le Chapitre à qui ils firent présent d’une somme considérable d’argent applicable à l’entretien de la dite église, et abandonnant en même temps celle de St Martin, où on fit plus d’autre office qu’aux deux fêtes de ce saint en juillet et en novembre, et outre cela, le Chapitre avait coutume d’y chanter solennellement la messe le lundi des rogations (Les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique tridentin, les trois jours précédant immédiatement le jeudi de l’Ascension, c’est-à-dire les 37e, 38e et 39e jours après Pâques).

Ce terme est encore utilisé aujourd’hui par les Églises catholique, anglicane et quelques Églises orthodoxes.
Le mot « rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander ». Ce terme sert à qualifier cette période de l’année car l’Évangile du dimanche précédent comprend le passage « demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7).

Le terme rogation, en latin rogatio, signifiait originellement « demande » et a pris le sens de « prière, supplique » en bas latin et de « prière accompagnée de processions » en latin ecclésiastique.

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